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Etude mots clés GEO : comment dénicher les bons prompts

Vous avez l’habitude de réaliser une étude mots clés à la sauce Google. Mais depuis que ChatGPT, Perplexity et Gemini s’invitent dans les recherches de vos prospects, une nouvelle analyse s’impose.

Pourquoi une étude mots clés SEO ne suffit plus

Pendant des années, l’étude de mots clés a suivi une logique bien rodée : volume de recherche, difficulté, intention, position. On cherchait ce que les utilisateurs tapaient dans Google. On optimisait. On attendait.

Avec les moteurs IA et l’arrivée du GEO, le mode d’emploi change du tout au tout. Ces outils ne classent pas des pages : ils synthétisent des réponses. Et pour construire ces réponses, ils ne s’appuient pas sur les mêmes signaux qu’un moteur de recherche classique.

Résultat : un site parfaitement optimisé pour Google peut très bien être invisible dans les réponses de ChatGPT ou Perplexity et vice versa. Travailler les deux, c’est cuisiner pour deux tablées différentes.

L’étude de mots clés SEO : les rappels

L’étude de mots clés SEO vise à identifier les requêtes tapées par les internautes dans Google (ou Bing) pour y positionner votre contenu. Elle repose sur des données quantitatives et une analyse concurrentielle.

Ce que l’on cherche en SEO

  • Le volume de recherche mensuel : combien de personnes cherchent ce terme ?
  • La difficulté du mot clé (KD) : quelle est la concurrence pour se positionner ?
  • L’intention de recherche : informationnelle, transactionnelle, navigationnelle, commerciale
  • Les mots clés de longue traîne : moins cherchés, mais plus qualifiés et plus accessibles
  • Le champ sémantique : les termes associés qui enrichissent le contenu
  • La SERP : quel type de résultat Google affiche-t-il (featured snippets, PAA, local pack…) ?

L’étude de mots clés GEO : les ingrédients qui vont bien

Le GEO (Generative Engine Optimization) désigne l’ensemble des pratiques qui augmentent la probabilité qu’un moteur d’IA cite ou recommande votre contenu. L’étude de mots clés GEO, c’est donc identifier les formulations que les utilisateurs emploient lorsqu’ils interrogent ces IA et vérifier si votre site y apparaît.

C’est une logique différente, presque inversée : au lieu de chercher des termes à placer dans vos pages pour remonter dans un classement, vous cherchez des questions auxquelles votre contenu doit être la meilleure réponse disponible.

Le prompt : l’unité de base du GEO

En SEO, l’unité de travail c’est le mot clé. En GEO, c’est le prompt, la question complète, formulée en langage naturel, qu’un utilisateur pose à une IA.

Ce n’est pas qu’une nuance de vocabulaire. C’est une autre façon de penser :

  • Un mot clé SEO : “tarte aux fraises”
  • Son équivalent prompt GEO : “que peut-on mettre à la place d’une crème pâtissière pour une tarte aux fraises ?”

Le prompt intègre une intention précise, souvent un contexte (régime alimentaire, occasion, niveau en cuisine…) et parfois une contrainte (“sans gluten”, “en 20 minutes”, “pour 10 personnes”). C’est ce niveau de précision que les IA cherchent à satisfaire et que vos contenus doivent anticiper.

Comment construire votre corpus de prompts :

  1. Reprenez vos mots clés SEO existants et reformulez-les en questions complètes
  2. Interrogez vos clients et prospects : “comment avez-vous cherché une solution à ce problème ?” Notez les formulations exactes
  3. Observez les suggestions automatiques dans Perplexity, ChatGPT ou Google SGE : elles révèlent les formulations les plus fréquentes
  4. Ajoutez du contexte à chaque prompt : “pour une PME”, “en B2B”, “sans développeur”, “en France”… Un même sujet peut générer 5 à 10 prompts différents selon les profils

Une fois votre liste de prompts établie, passez à l’étape cruciale : le prompt testing. Collez chaque prompt dans ChatGPT Search, Perplexity et Gemini, et notez : votre site est-il cité ? En quelle position ? Avec quel extrait ? C’est votre vrai audit de départ.

Ce que l’on cherche en GEO

  • Les requêtes conversationnelles : formulations longues, en langage naturel, avec un contexte (“pour une PME industrielle”, “en B2B”, “sans budget conséquent”…)
  • Les questions de fond : “comment choisir”, “quelle différence entre”, “quels critères pour”…
  • La visibilité IA réelle : est-ce que votre site est cité quand on pose ces questions à ChatGPT, Perplexity ou Gemini ?
  • Les formulations de vos concurrents cités : sur quels sujets les IA les recommandent-ils à votre place ?
  • Les lacunes de réponse : les questions pour lesquelles aucune source satisfaisante n’est citée = un terrain à occuper

Les outils GEO à connaître

  • AnswerThePublic : génère des dizaines de questions en langage naturel autour d’un sujet, idéal pour démarrer son corpus de prompts
  • AlsoAsked : cartographie les questions “People Also Ask” de Google, très proches des formulations utilisées dans les IA
  • Perplexity.ai : tapez un sujet et observez les suggestions de questions associées : ce sont de vrais prompts d’utilisateurs
  • Google PAA (People Also Ask) : directement dans les SERPs, une mine de questions conversationnelles à recycler en prompts GEO
  • Reddit / Quora : là où vos utilisateurs posent leurs vraies questions, dans leur propre vocabulaire, sans filtre
  • ChatGPT et les autres IA lui-même tout simplement : demandez-lui : “quelles questions un dirigeant de PME pourrait-il poser sur le SEO ?” Il vous génère une liste de prompts en quelques secondes

Comment faire son étude de mots clés GEO : la recette pas à pas

Étape 1 : Listez les questions que se posent réellement vos prospects

Oubliez momentanément les volumes de recherche. La matière 1ère d’une étude GEO, c’est le langage naturel de vos clients. Puisez dans vos emails, vos appels de découverte, vos FAQ, vos avis clients. Notez les formulations exactes : “comment savoir si mon site est visible sur ChatGPT”, “quelle différence entre SEO et GEO”, “par où commencer pour être cité dans Perplexity”.

Ces verbatims valent de l’or. Ce sont exactement les phrases que vos prospects tapent dans les IA.

Étape 2 : Testez votre visibilité IA sur ces requêtes

Posez vos questions directement dans ChatGPT (avec recherche web activée), Perplexity et Gemini. Pour chaque réponse, observez :

  • Votre site est-il cité ? En quelle position dans les sources ?
  • Qui est cité à votre place ? Quels concurrents ou médias ?
  • La réponse est-elle satisfaisante, ou l’IA tourne-t-elle en rond faute de bonne source ?

Documentez tout dans un tableau. C’est votre audit de visibilité GEO de départ.

Étape 3 : Identifiez vos angles morts et vos opportunités

Les questions pour lesquelles aucune source de qualité n’est citée sont vos meilleures opportunités. L’IA a faim de contenu fiable sur ce sujet : si vous produisez la réponse la plus claire, structurée et sourcée, vous avez de bonnes chances d’être cité.

Repérez aussi les questions où vos concurrents sont systématiquement mis en avant. Analysez leur contenu : qu’ont-ils que vous n’avez pas encore ? Format ? Profondeur ? Preuves ? Données ?

Étape 4 : Enrichissez avec des outils et des données structurées

Une fois votre carte de requêtes GEO établie, croisez-la avec :

  • Google Search Console : les requêtes qui déclenchent déjà des AI Overviews dans Google vous donnent un signal fort de sujets à prioriser
  • GEOFast : pour réaliser un audit de votre visibilité IA et des recommandations d’optimisation
  • AnswerThePublic ou AlsoAsked : pour compléter votre liste de questions avec des formulations que vous n’auriez pas pensé à tester

Étape 5 : Construisez votre plan de contenu GEO

Classez vos requêtes en trois catégories :

  1. Je suis déjà cité : à maintenir et à enrichir pour consolider la position
  2. Un concurrent est cité à ma place  : analyser  le contenu concurrent
  3. Personne n’est cité correctement : bingo ! c’est une opportunité à saisir rapidement avec un contenu de qualité

SEO et GEO : ne mélangeons pas les torchons avec les serviettes

On éviter de fusionner les deux approches dans une seule liste de mots clés.  

Un mot clé à fort volume SEO peut générer zéro citation IA et inversement, une question très précise posée à Perplexity n’aura peut-être aucun volume de recherche dans Google Keyword Planner.

La bonne méthode : deux études, un seul plan de contenu.

  • Faites votre étude SEO classique pour identifier les pages à positionner sur Google et les volumes à travailler
  • Faites votre étude GEO pour identifier les questions conversationnelles à couvrir dans vos contenus (articles de blog, FAQ, pages piliers)
  • Cherchez les requêtes hybrides : celles qui ont à la fois un volume SEO significatif ET qui correspondent à une formulation conversationnelle utilisée dans les IA, ce sont vos mots clés les plus précieux

Un bon article de blog peut répondre aux deux logiques simultanément, à condition d’être structuré avec des blocs sémantiquement autonomes, des sous-titres formulés comme des questions, et des réponses concrètes en 2 à 4 phrases.

Les outils GEO sont encore en cours de maturation, les métriques moins standardisées que celles du SEO mais c’est précisément pour ça que les premiers à s’y mettre sérieusement prendront de l’avance.

Commencez petit : prenez vos dix questions clients les plus fréquentes, testez votre visibilité dans Perplexity et ChatGPT, notez les résultats. En une heure, vous aurez déjà un premier état des lieux de votre visibilité IA et une liste de chantiers très concrets.

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